Après un excellent déjeuner, simple et authentique, à base de poisson local,

(heureusement notre guide Deu, nous débarrasse des arêtes de ces piranhas), je profite d’une petite sieste bercée dans un hamac très couleur locale.

15h30, à l’heure où la chaleur se ferait moins tropicale (pas sûre d’avoir vraiment senti une baisse des températures), Deu et Josef son acolyte capitaine de la pirogue nous transportent vers une première découverte sur les eaux sombres du Rio Negro.

Au bout d’une vingtaine de minutes, Josef coupe le moteur à l’orée de la forêt pour nous emmener dans le silence tout relatif de la jungle : nous faisons silence pour mieux entendre les cris des oiseaux et les hurlements des paresseux.

Le camaieu des verts et des bleus de la végétation luxuriante se reflète sur l’eau noire qui nous entoure et rend l’atmosphère exotique et magique !

Nous croisons de nombreux arbres de formes et couleurs plus variées les uns que les autres, quelques lianes de-ci, de-là. Toute cette forêt change de visage selon les saisons : le niveau du fleuve peut monter de plus de dix mètres.

Après deux heures d’une ambiance presque zen, le confort plus que sommaire des bancs de l’embarcation ramène Juliette à une réalité plus douloureuse : nous glissons sous ses fesses un des gilets de sauvetage et nous voilà repartis vers le supermarché !
Là, Miguel le petit amazonien s’amuse à pêcher, nourrir et relâcher de petits poissons argentés.

Nous qui adorons les balades en forêt, dans le Haut-Doubs ou les Vosges, avons découvert là  des paysages merveilleux où la végétation se reflète dans le fleuve pour nous offrir une parfaite géométrie. Effet wahouh !